Le Blog de Mauricio Espinosa-Barry

L'actualité vue par un citoyen lyonnais

03 janvier 2011

Indignons nous !

Ce blog reprend du service après presque deux années d'interruption avec cette première chronique. Elle donne le ton de ce que sera ce blog.

indignez_vous_shessel
Indignons-nous !

Stéphane Hessel dans son vibrant appel à retrouver l’indignation, « motif de base de la Résistance » ne peut être plus juste dans ce début de XXIème siècle qui se cherche.

L’indignation est salutaire pour nos démocraties car elle pousse chacun d’entre nous à être en éveil, à être les vigies de cet idéal fondamental et pourtant si fragile. L’Etat de droit n’est pas un acquis, c’est chacun de nous qui en est le premier garant et le premier défenseur. Nous l’oublions trop souvent.

C’est l’indignation qui a poussé des anonymes à résister, à dénoncer, à combattre des dictatures ou des pouvoirs totalitaires. La désobéissance civile, le refus non violent de se soumettre à un pouvoir inique, a été leur arme. La révolution de velours en Tchécoslovaquie n’a pu avoir lieu que parce que des femmes et des hommes ont engagé cette voie de désobéissance civile qui a petit à petit ébranlé le pouvoir. La chute du régime de Pinochet au Chili a aussi débuté par le refus de plus en plus grand de la population d’un pouvoir au service d’une minorité. La désobéissance civile s’était tout simplement braver l’interdiction de manifester, c’était pour la presse passer outre les articles qui la bâillonnaient.

Tout cela peut sembler lointain et pourtant l’actualité montre chaque jour que l’intérêt général de notre humanité est mise à mal au profit d’intérêts particuliers.

L’indignation est sans doute ce qui fonde le plus notre humanité. Stéphane Hessel a raison lorsqu’il invite chacun d’entre nous à avoir des motifs d’indignation pour nourrir le courant qui va vers plus de justice et plus de liberté. L’enjeu est de taille, en France comme ailleurs, dans cette période trop gouverné par les marchés financiers, l’esprit de compétition individuel et les intérêts particuliers.

L’indignation c’est notre responsabilité individuelle et collective pour garantir la vitalité de notre démocratie et contribuer à ce courant de l’histoire si cher à Stéphane Hessel.

Alors, chaque fois que notre conscience l’estime, indignons-nous !.

Posté par mebarry à 00:17 - Résister - Commentaires [0] - Permalien [#]

18 janvier 2009

A bientôt

pauseAvec ce presque 200ème billet ce blog marque une pause. Des nouvelles fonctions professionnelles ne me permettront pas de poursuivre cette aventure du net commencée au mois d'avril 2007. Soit presque deux ans à choisir un sujet et son angle d'attaque, à écrire avec attention chaque (presque) billet. Et pourtant, il y aurait matière à réagir et à écrire : la situation à Gaza qui inquiète, le mini remaniement ministériel, la prochaine investiture de Barack Obama ce mardi 20 janvier.

Merci à tous ceux (amis et anonymes) qui venaient lire régulièrement ces chroniques, aux commentateurs (malheureusement trop peu), aux internautes de passage qui se sont peut-être égarés dans ce blog.

A bientôt.

Posté par mebarry à 10:25 - Commentaires [0] - Permalien [#]

09 janvier 2009

Le Dakar à l'assaut du Chili

parcours_dakar_2009_argentine_chiliCe vendredi 9 janvier 2009 marque l’entrée du Dakar au Chili. Vous me direz le Chili n’est pas en Afrique. L’édition 2009 de la célèbre course de sports mécaniques a été délocalisée pour des questions de sécurité en Amérique du sud.

L'édition 2008 annulée à la suite des événements dramatiques de fin 2007 sur le territoire mauritanien, aurait dû célébrer la trentième édition du plus grand rallye au monde. Confronté à une situation géopolitique africaine qui avait progressivement rogné l’espace vital de l’épreuve, l’organisateur Amaury Sport Organisation (ASO) a décidé de déplacer l’édition 2009 sur le territoire sud-américain. Le départ et l’arrivée s’effectueront sur Buenos Aires, et le parcours de 9000 km comptera 6000 km de spéciales à travers l’Argentine et le Chili, via le désert d’Atacama.

Le Dakar 2009 version Amérique australe n'est pas sans poser question. La première concerne le maintien de la dénomination de la course, qui pourrait à laisser à penser que le monde est un vaste terrain de jeux, dans lequel les populations et les pays n'ont que peu d'importance, au point de parler de Dakar en Amérique du sud. En tout cas, les organisateurs ne pourront pas faire l'économie de la réflexion sur ce point si l'édition 2010 se déroule à nouveau en Argentine et au Chili.

La question environnementale est aussi posée, et elle l'était déjà pour la version africaine. Les pétitions se sont multipliés pour demander l'annulation de la course, comme celle relayé par Trek Magazine qui affirme que "faire courir une telle épreuve dans l’Atacama serait simplement inapproprié".

Le journal chilien El Mercurio, véritable institution au Chili, donne un autre son avec un titre qui résume à lui seul le contenu de l'article : "Le Chili découvre le Dakar et le Dakar découvre le Chili". En tout cas, du côté des autorités chiliennes tout est mise en oeuvre pour rendre cette édition mémorable auprès des participants. Les négociations pour la tenue de l'édition 2010 dans la même configuration sont bien avancées annonce le journal.

Posté par mebarry à 18:20 - Actualité - Commentaires [0] - Permalien [#]

01 janvier 2009

Un eurosceptique préside l'Union européenne

vaclav_klausLa présidence de l'Union européenne revient à la République Tchèque à partir du 1er janvier 2009. Un passage à témoin à haut risques ? En pleine crise économique et institutionnelle, avec le double handicap de ne pas appartenir à la zone euro et ne pas s'être encore prononcés sur le Traité de Lisbonne, la succession ne s'annonce pas des plus faciles.

En tout cas, des inquiétudes peuvent déjà poindre au regard de l'euroscepticisme prononcé du président tchèque, Vaclav Klaus.

Ce libéral, qui se définit comme un "dissident européen", reproche à Bruxelles son "déficit démocratique", ses excès bureaucratiques et ses tentations supranationales, et manifeste une opposition farouche au Traité de Lisbonne."Nous  voulons aider l'Europe à devenir un espace vraiment démocratique où la décision politique est aussi proche que possible des citoyens, où les politiciens sont responsables vis à vis de leurs électeurs et peuvent être contrôlés efficacement",a-t-il dit.

Le président tchèque a lui même affiché son soutien au mouvement irlandais Libertas, fer de lance du "non" au traité de Lisbonne, qui se prépare à lancer une plate-forme pour le prochain scrutin. Il a préconisé la création d'un parti de droite eurosceptique dans son pays en démissionnant de ses fonctions de président d'honneur du parti démocratique civique (ODS, droite libérale) qui, selon lui, a trop dérivé vers le centre.

Admirateur patenté de l'ancien premier ministre britannique Margaret Thatcher, autre mouton noir de la construction européenne, Vaclav Klaus qualifie d'«erreur tragique » le plan climat énergie de l'UE, qui voudrait dicter aux États la réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre. C'est un nouveau casus belli pour le président tchèque, qui défend en matière économique des thèses souverainistes aux antipodes d'un interventionnisme supranational par la Commission européenne.

Pour son discours, le président tchèque est intervenu depuis le Château de Prague, son siège officiel, devant le drapeau tchèque et les armoiries nationales. Il a fait savoir ces dernières semaines qu'il ne comptait pas y accrocher le drapeau européen en permanence pendant la présidence tournante de l'UE. Un proche collaborateur de Vaclav Klaus a présenté, dans un entretien à La Croix.com, la vision de l'Europe de celui-ci, indiquant que le président tchèque n'est pas eurosceptique mais réaliste.

La situation politique interne tchèque est dans ce contexte plus que complexe, avec un gouvernement affaibli à l'issue des élections régionales et un premier ministre, Mirek Topolanek, qui mène un bras de fer avec Vaclav Klaus pourtant issu du même parti (ODS). Le premier devrait conclure une "trêve" avec l'opposition sociale-démocrate pendant la présidence. Deux petits partis qui complètent la coalition gouvernementale sont pro-européens.

Pour ne rien arranger, Nicolas Sarkozy, dont l'activisme a redonné de l'élan à l'Union européenne face à des États-Unis en pleine transition, n'entend pas disparaître de la scène diplomatique. Quitte à froisser de nouveau son successeur européen. Au premier jour de la présidence tchèque, le chef de l'Etat français devait recevoir, jeudi 1er janvier, à Paris, la ministre israélienne des affaires étrangères, Tzipi Livni. Alors que les Vingt-Sept ont décidé d'envoyer une mission dans la région dès dimanche 4 janvier, le président français se rendra, lundi 5 et mardi 6, en Egypte, dans les territoires palestiniens, en Israël, et en Syrie. "En parfaite coordination" avec Prague, a assuré l'Elysée mercredi soir, à l'issue d'un entretien téléphonique entre le chef de l'Etat et M. Topolanek.

Posté par mebarry à 19:28 - Actualité - Commentaires [0] - Permalien [#]

31 décembre 2008

Donnons un nouveau sens à l'Europe

PSE_inscription_liste__lectorale

Le 31 décembre, c'est le dernier jour pour s'inscrire sur les listes électorales pour celles et ceux qui veulent voter aux élections européennes du 9 juin 2009.

Les ressortissants des pays de l’Union européenne qui résident en France peuvent s’inscrire sur les listes électorales pour pouvoir voter aux élections européennes.

Comment ? Se rendre dans la mairie de sa commune d’habitation et y remplir un formulaire d’inscription muni d’une pièce d’identité en cours de validité (passeport, CNI, carte de séjour) et d’un justificatif de domicile ou de paiement des impôts locaux.

 

            

Posté par mebarry à 00:33 - Information - Commentaires [0] - Permalien [#]

23 décembre 2008

Europeana, la bibliothèque européenne en ligne

EuropeanaEuropeana constitue la réponse de l'Union européenne au projet de numérisation de livres de l'américain Google.

De Tristan et Iseult à Roméo et Juliette, de Botticelli et Bosch à Van Gogh et Dali en passant par les enregistrements des oeuvres de Mozart ou de Chopin, sans oublier les images de la chute du mur de Berlin ou du festival de Cannes... Découvrez Europeana, la bibliothèque en ligne qui regroupe à ce jour 2 millions de documents : livres, manuscrits, peintures, cartes, photos, documents audiovisuels...

Au départ, le projet est lancé sous l'appellation de Bibliothèque numérique européenne (BNE ou BNuE). L'objectif de la BNE est de créer un patrimoine culturel européen et transnational, sous forme numérique, accessible depuis Internet et gratuit pour les œuvres libres de droit.

Concrètement, Europeana est une mise en commun des ressources numériques des bibliothèques nationales des 25 États membres. Pour cela, les États s'engagent à numériser leurs contenus actuellement conservés de manière traditionnelle, les rendre accessibles sur le Web et assurer la conservation de ceux-ci sous forme numérique pour les générations futures. Le projet prévoit de faire appel, outre les bibliothèques nationales, aux bibliothèques européennes, aux services d'archivages et aux musées.

Europeana avait dû fermer le 20 novembre, ses serveurs n'étant pas assez puissants pour répondre à l'assaut de visiteurs - quelque 10 millions de clics par heure avaient alors été enregistrés sur le site. Le site présentait même des photos pour les moins curieuses et coquines dans sa page d'acceuil. Le site PCinpact.com source de l'information précise après enquête qu'il s'agit bien, comme pronostiqué, des recherches les plus fréquentes des internautes. Les européens qui sont donc parvenu à utiliser le site avaient des idées bien arrêtées. En travaux pendant trois semaines après avoir été submergée de clics à son lancement, la bibliothèque européenne en ligne Europeana a rouvert ses portes ce mardi  23 décembre, même si sa consultation reste limitée aux heures de pointe. La Commission espère que cette phase de test sera terminée en février 2009, ce qui permettrait "d'ajouter du contenu culturel à Europeana pour la rendre encore plus intéressante".

Disponible dans les langues pratiquées dans l'Union européenne, Europeana propose pour l'heure, un accès à plus de deux millions d'objets culturels numérisés avec un objectif de dix millions d'ici 2010 à aller chercher dans les bibliothèques nationales disséminées en Europe.

 

Le site donne également accès à d’autres fonctionnalités avec "Mon Europeana" qui permet de sauvegarder vos recherches sur un sujet spécifique. Les pages "Communautés" vous invitent à partager, discuter ou blogger autour du contenu d’Europeana. Enfin, vous pouvez voyager dans le temps et remonter jusqu’au XVIème siècle en faisant défiler toute une série de documents à partir de la rubrique intitulée "La ligne temporelle".

Posté par mebarry à 23:49 - Culture - Commentaires [0] - Permalien [#]

20 décembre 2008

Ensemble. Et si on jouait collectif ?

couverture_t_l_ramaC'est le titre du dernier numéro de l'année de Télérama. Le magazine de toutes les cultures avec une série d'articles et d'interviews fait le point sur notre manière d'être ensemble.

Au fil de ce dossier, nous pouvons lire un article caustique et vrai sur la tribu Facebook, monde virtuel pour l'individu 2.0 que nous sommes, mais aussi un entretien avec Eric Maurin, l'auteur de L'égalité des possibles à la République des idées, qui nous met en garde sur la ghettoïsation que traverse toute notre société fruit d'un système scolaire compétitif. Nous plongeons dans l'utopie urbaine d'architectes et urbanistes à Curitiba au Brésil qui façonnent un modèle "vert et social" et tentent d'inventer une autre manière de vivre ensemble la ville. Nous découvrons le nouveau projet de portrait planétaire de Yann Arthus-Bertrand, avec 6 milliards d'autres, fruit du travail de six reporters qui ont sillonné 75 pays quatre années durant pour tirer 5000 portraits de colocataires de notre planète.

Un numéro indispensable dans une période où l'idéologie de l'individualisme et du "travailler plus pour gagner plus" semble l'emporter. De quoi nous rendre plus optimiste et plus humain !

Posté par mebarry à 13:49 - Culture - Commentaires [0] - Permalien [#]